Les mutuelles espèrent toujours une baisse des taxes

Aujourd’hui, le nombre de personnes amenées à renoncer aux soins, faute de moyens, ne cesse de croître. L’une des raisons causant ce renoncement est bien sûr le désengagement de l’Assurance maladie, accouplé aux coûts sans cesse en augmentation des soins et des dépenses de santé. Si les mutuelles représentaient (et représentent toujours) une aide particulièrement appréciable pour les assurés en les épaulant à travers leurs remboursements complémentaires, le gouvernement a pourtant plombé ces dernières en augmentant leurs taxes, fin 2012. Jusqu’à maintenant, les mutuelles espèrent toujours une baisse de cette taxe.

Un doublement de taxe menaçant l’accès aux soins et à la santé

En effet, depuis le doublement de la taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA), qui est ainsi passée de 3,5% à 7%, les prix des mutuelles ont volé. Dans ce temps, le gouvernement a espéré récolter jusqu’à plus d’un milliard d’euros à travers cette mesure, dans le cadre du plan de rigueur. Dans ce temps, les mutuelles avaient déjà prévenu qu’elles n’auraient guère d’autre choix que de répercuter cette hausse de taxe au niveau de leurs tarifs, et que cela affecterait énormément l’accès aux soins et à la santé. C’est justement ce qui s’est passé : entre 2010 et 2012, près d’un demi-million de gens ont abandonné leur couverture complémentaire santé, devenue trop chère pour eux.

La Mutualité Française demande un réajustement

Derrière ce doublement de la TSCA, l’augmentation est encore plus fulgurante puisque les taxes ont connu en tout et pour tout une très forte augmentation entre 2005 et 2012, allant de 1,75% à 13,27%. Face à cela, il est bien normal que de nombreux gens aient fini par abandonner leur couverture complémentaire santé. Mais il se trouve que depuis cette hausse, les mutuelles n’ont pas arrêté de lutter, afin que la population ne soit pas prise en otage, surtout dans un domaine assez délicat tel que la santé. Celles-ci ne demandent pas de remettre la TSCA à sa valeur initiale, elles demandent un ajustement qui ferait alors baisser la taxe de 7% à 5%. Le président de la Mutualité Française renforce aussi sa position pour la généralisation du Tiers Payant, ainsi qu’une réforme du code de la mutualité.